Isabelle Varlet est née en 1980, elle vit et travaille dans la région niçoise. 

Diplômée des Beaux-Arts de Marseille en 2006 (DNSEP), elle travaille un temps comme assistante d’artistes à la réalisation d’œuvres in situ pour des structures culturelles privées et publiques. 

Sa pratique personnelle allie dessin, peinture et installation pour questionner notre relation intime ou collective à la nature. Son travail a fait l’objet de plusieurs expositions personnelles et collectives en France. Elle a notamment participé au Parcours d’artistes à Pontault-Combault, au Prix de peinture de Saint-Grégoire, au Festival de l’Art Contemporain et du Mécénat à Fréjus, aux 26e et 25e Rendez-vous des jeunes plasticiens à La Garde et plus récemment à l’exposition L’Échappée, au Musée International d’Art Naïf à Nice . 

En 2021, elle a bénéficié d’une résidence d’artiste soutenue par la DRAC (dispositif Rouvrir le Monde) pendant laquelle elle a mené un projet sur  les espèces floristiques et faunistiques du Parc Naturel des Préalpes d’Azur menacées par l’impact de l’homme sur leur environnement. Ce qui a donné lieu à une restitution sous forme d’exposition personnelle à la chapelle Saint Jean-Baptiste à Saint-Jeannet : Suspendre les floraisons, et à une mise en lumière de la biodiversité comme patrimoine immatériel lors des Journées Européennes du Patrimoine.

Depuis janvier 2022, elle mène un cycle d’interventions en milieu scolaire dans le cadre du 100% EAC à Carros pour transmettre ses connaissances et sa pratique et sensibiliser les enfants à la biodiversité à travers les arts plastiques. Deux expositions lui seront consacrées cette année à Vence, l’une en mai à la Galerie Bleue, Tentative d’épuisement d’un paysage familier, une exploration de nos perceptions des paysages du col de Vence à travers des œuvres participatives, et l’autre en septembre à la Chapelle des Pénitents Blancs, une rétrospective de son travail de peinture et de dessin.

« Par la peinture, le dessin et l’installation, j’explore dans mon travail artistique la relation que nous entretenons avec notre environnement naturel.

Mes travaux sont principalement liés à la marche et aux territoires que j’ai arpentés. J’y tente de saisir une émotion particulière de notre être au monde, qui relie l’expérience esthétique et celle de la nature, tout en abordant des sujets environnementaux : vie du sol, biodiversité, changement climatique. 

Il m’arrive de tisser des liens entre ma pratique et d’autres formes esthétiques, comme la tapisserie ou le papier peint, pour interroger notre rapport au vivant : vivons-nous dans le monde naturel comme dans un décor voué à disparaître? 

Actuellement, mes recherches sur la marche, le sol et la trace m’amènent à un dessin nomade et expérimental qui s’ouvre au champ de la performance. »