Dans le cadre de l’exposition collective CruCuitMiam – Volet 2 curatée par Anne Sechet à la MDAC, Espace symbiotique est une installation cocrée par Isabelle Varlet (dessin mural, récoltes, argile) et Damien Ruvet (sculpture) dédiée à la culture nourricière. Les œuvres de Marion Jaulin (peinture) investiront les murs au cours de l’été.
MDAC 1 place du Château, Cagnes-sur-Mer. Entrée libre Mer-Dim 14h-18h.
Ci-dessus : Issue racinaire : sculpture de Damien Ruvet. & : dessin mural, Isabelle Varlet. Récoltes : plantes potagères et sauvages mises à sécher, réceptacles à graines en élément de récupération et argile crue, Isabelle Varlet. Photographie © Eleonora Paciullo





Extrait du cartel :
Damien Ruvet et Isabelle Varlet sont deux artistes qui travaillent avec le vivant et pratiquent dans leur vie la culture nourricière. Pour Damien Ruvet par l’agriculture urbaine hors sol à partir de matériaux de récupération et pour Isabelle Varlet en expérimentant la permaculture dans son potager.
Marion Jaulin est peintre, son attention se porte sur l’intime et le quotidien. Elle met en jeu la question de l’ornement dans la présentation de ses œuvres. Parallèlement à sa pratique artistique, elle travaille sur un projet de restauration de fresques.
« Cette installation est le résultat d’un processus de réflexion et de création qui sollicite des modes d’intervention multiples : apporter une base, dialoguer, créer un environnement, une structure, inviter, rejoindre, s’adapter, composer avec les autres, correspondre.
Au départ, il y a l’idée de “cultiver”. Cultiver la terre et les plantes, entreprendre des gestes de soin ou des gestes productifs, apprivoiser le vivant, cohabiter, pour nourrir. Nos démarches se rencontrent et relationnent, elles se cultivent les unes les autres pour laisser croître au fur et à mesure une forme multiple non définie à l’avance.
Nous créons un espace accueillant dans lequel les propositions s’hybrident, les territoires s’enchevêtrent et les pensées fermentent. Nous dansons ensemble des mouvements improvisés, opérant des déplacements de nos postures, déplaçant nos centres de gravité vers un possible insoupçonné ouvert par la rencontre, position inconfortablement intéressante.
À hauteur des racines, des tiges, feuilles et mycorhizes, attentifs aux échanges, nous écoutons le chant du vivant, la grande correspondance des parties prenantes, le sauvage et le domestiqué qui vibrent à l’unisson dans un compagnonnage fertile. »
Isabelle Varlet, juin 2026